Forest Wood

Forest Wood : 2025-2029

Promotion des forêts résilientes et adaptées au changement climatique et valorisation de la ressource en bois inhérente aux nouvelles pratiques sylvicoles

Contexte : 


Les Hauts-de-France, le Grand Est, la Wallonie et la Flandre sont couverts par une surface forestière de plus de 1,4 million d’hectares de forêt, soit un taux de boisement de 22,5%. Ces massifs forestiers, qui ne connaissent pas la notion de frontière, ont pour première spécificité commune d’être principalement composés d’essences feuillues (chêne, hêtre, frêne, peuplier…) : 96% en Hauts-de-France, 80% pour la Marne et les Ardennes (source : IGN), 57% en Wallonie et 61% en Flandre (source : DNF). Ces forêts sont touchées de la même manière par des évolutions climatiques rapides sans précédents, notamment des épisodes de sécheresse printanière et de canicule de plus en plus fréquents, des tempêtes plus intenses, des bouleversements des régimes de précipitations. Tous ces changements fragilisent nos écosystèmes forestiers, et en particulier les arbres qui les composent.

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Fragilisés par la sécheresse, les sapins sont très sensibles aux attaques de scolytes. © Elodie De Vreyer / ONF

Objectif :

Ce projet a deux objectifs principaux.

 Le premier consiste à limiter les risques de fragilisation de nos forêts en développant des actions favorisant l’adaptation de la forêt, pour qu’elle soit plus résiliente et qu’elle puisse continuer à fournir les services écosystémiques nécessaires (CO2, eau, biodiversité, bois…).

Le deuxième consiste à mettre en place les conditions nécessaires pour accompagner l’adaptation de tous les maillons de la filière forêt-bois, de l'amont à l'aval face aux changements rapides auxquels elle est soumise et plus particulièrement la transformation d’essences de bois peu ou pas encore valorisées sur notre territoire aujourd’hui, mais qui deviendront demain une ressource importante.

Actions réalisées :

Module de travail 3 : Forêts diversifiées

·         Activité 2 : Evaluation de la mise en œuvre technique, écologique et économique des plantations mélangées

Les données manquent au sujet des coûts à court et long terme et des spécificités de mise en œuvre des plantations mélangées.

Les partenaires de cette activité vont donc mettre en place des plantations expérimentales, sur base de protocoles transfrontaliers harmonisés et adaptés au contexte local. Ces dispositifs visent à tester la mise en œuvre de différents schémas d’installation en termes de composition et structure spatiale, mais aussi de travaux préparatoires. Ces essais permettront d’objectiver les performances des différents schémas d’installation envisageables pour une même composition spécifique (mélange par bande, intime, placeaux …), et des différentes préparations mécanisées du site, tant sur le plan technique (survie, croissance des plants), qu’environnemental (impacts sur le sol, la flore) et social (pénibilité pour les opérateurs).

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Réalisation de potets au Sous-soleur multifonction monté sur pelle mécanique © RENFOR INRAE

Le pôle RENFOR mettra donc en place, sur le territoire de l’Interreg, un dispositif expérimental d’évaluation d’itinéraire de plantations mélangées couplant différentes préparations mécanisées du site et différents types de plants (mycorhizés ou non) suivant plusieurs schémas de plantation (en plein ou placeaux et sans intervention). Ce dispositif, répliqué en Wallonie, rentrera dans le réseau d’expérimentation « Pilote ». 

Un deuxième volet de cette activité vise à analyser plus précisément l’influence du climat sur la reprise des plantations et à développer des indicateurs climatiques pour évaluer l’impact des sécheresses sur le succès de celles-ci. Le jeu de données actuellement existant est limité géographiquement et temporellement et, pour fournir des indicateurs les plus fiables possibles, devra être élargi à l’ensemble de la zone Interreg (actuellement limité à la partie française), et devra inclure les années récentes marquées par des climats contrastés.

Le pôle RENFOR compilera ainsi des données des différents acteurs du projet et réalisera une modélisation des risques d’échec de reprise lors des plantations dans la suite du projet Replant-Clic .

·         Activité 4 : Rendre les plantations forestières plus attractives face au risque d’échec

Les plantations forestières, essentielles en contexte de changements climatiques et de dépérissements, restent des opérations délicates, tant sur le plan technique que financier. En effet les risques d'échecs sont de plus en plus importants et peuvent avoir des origines multiples : climat, prédation par les mammifères, ravageurs, maladies, défauts de mise en œuvre...

Ces risques d’échec sont aujourd'hui partagés uniquement entre le propriétaire forestier et l’entrepreneur en charge du reboisement par des clauses contractuelles de formes variées (arrêtés, indices climatiques...) et qui ne sont pas standardisées que ce soit aux échelles supra régionales ou nationales.

Or, ces mécanismes d'attribution de responsabilités font habituellement peser une charge importante sur les entrepreneurs/pépiniéristes, qui peuvent se retrouver contraints d'honorer des garanties de reprise pour des dégâts qui vont au-delà de leur responsabilité dans la plantation, mais aussi éventuellement sur les propriétaires qui peuvent se voir arbitrairement refuser un regarni.

De telles incertitudes peuvent représenter un frein à la réalisation de plantations par les propriétaires forestiers, pourtant incités par des dispositifs européens et nationaux, et limiter les activités des entrepreneurs de travaux, maillon crucial de la filière forestière.

Cette activité vise donc à réaliser un état des lieux transfrontalier des attentes d'acteurs forestiers sur le partage du risque d'échec en plantation afin de mettre en place une réflexion participative sur les pistes d’évolutions à mettre en œuvre. Pour cela des entretiens semi-directifs et des ateliers d’échange seront menés, avec l’appui du Forest-Inn-Lab d’AgroParisTech, auprès des acteurs clés français, wallons et flamands afin de déterminer leurs attentes, contraintes, relations … concernant la répartition du risque d’échec et établir une réflexion collective sur les améliorations attendues.

Financeurs :

Le projet Forest Wood est cofinancé par l’Union Européenne (2 504 770.43 €) avec le Fond Européen de Développement Régional. Il est également financé par le Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire, la région wallonne, la province de Flandre-Occidentale et la province de Flandre-Orientale.

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Avec le soutien de :

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Partenaires du projet :

France

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Belgique

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Wallonie

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Flandres

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Partenaires associés

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Résultats et publications :

Cette section sera alimentée au fur et à mesure de la publication des résultats.